Comme avoué lors du lancement de la rubrique, je veux que ma vie soit comme dans un film, trépidante comme un thriller mais qui finit bien comme une comédie romantique. Et si pour commencer, on s’inspirait de nos films préférés pour pimenter nos vies ? Et si on leur piquait un look, une recette, une musique, un lieu-culte ? Alors comme promis, je vous propose de quoi faire un peu votre cinéma au quotidien…

Ce mois-ci… je deviens une femme Yves Saint Laurent !

As I admit it when we launch this column, I want my life to be just like a movie, exciting as a thriller but with a happy ending like in all the good romcoms. So, why not being inspired by our favorite motion pictures to spice up our lives? Why not stealing a look, a recipe, a music, a place to be from them? And as promised, I propose to you, dear readers, something to bring the magic of cinema in your daily life…

This month… I’m becoming an Yves Saint Laurent woman !

YSL le film

Autant le dire tout de suite YSL ne révolutionne pas le biopic. Le film de Jalil Lespert, approuvé par Pierre Bergé (et ça se sent!), suit un ordre chronologique assez classique de l’adolescence du couturier à Oran, à sa période sexe, drogues et escort boys en passant évidemment par l’apprentissage chez Dior et la rencontre déterminante avec Pierre Bergé.  Mais, à ne pas vouloir écorner le mythe et à respecter l’héritage de St Laurent vu par l’amour de sa vie, le film survole certains détails qui auraient pu être vraiment intéressants :  la concurrence avec Karl Lagerfeld, le pourquoi de ses provocations, ses révolutions (défenseur de la féminité black dans les défilés…). L’histoire d’amour est forte, les images des défilés très belles (les costumes sont les véritables créations d’Yves Saint-Laurent, spécifiquement prêtées pour le tournage) mais le film reste dans cette superficialité. On ne s’ennuie pas mais ça ne décolle pas. Pourquoi vous en parler alors ? Pour deux raisons.

1/ Les acteurs sont époustouflants. Guillaume Galienne surprend vraiment en Pierre Bergé, notamment pour ce côté autoritaire qu’on ne lui connaît pas trop. Pierre Niney est tout simplement exceptionnel. Il incarne totalement le couturier au phrasé et à la voix si particulière.

2/ Yves Saint Laurent a révolutionné la mode et particulièrement la silhouette féminine. C’est l’occasion de se plonger dans cet univers à part, de revisualiser les collections et en particulier celle de 1966 où les femmes portent le fameux smoking, bouleversant ainsi les codes et faisant de ce vêtement d’homme un symbole de l’émancipation de la femme. La célèbre photo du smoking Yves St Laurent par Helmut Newton est même devenue une image culte de la mode du XXème siècle.

Let’s say it immediately YSL does not revolutionize the biopic. This film, from Jalil Lespert and approved by Pierre Bergé (and it’s indeniable!) follows a fairly standard chronological order from  his youth in Oran to his period sex, drugs and escort boys without forgetting his learning at Dior and the decisive encounter with Pierre Bergé. But not wanting to dent the myth and to respect the heritage of St Laurent seen by the love of his life, the movie remains elusive over some details that could have been really interesting: the competition with Karl Lagerfeld, the explanations for the provocations, its revolutions (he was a  real defender of black feminity in fashion show …).The love story is strong,  the images of the fashion shows are beautiful (the costumes are real creations of the designer Yves Saint-Laurent, specifically borrowed for the shoot) but it stays in this superficiality. It’s not boring but it never takes off. Why am I talking about it then? For two reasons.

1 / The actors are absolutly amazing. Guillaume Galienne is  really surprising in the part of Pierre Bergé, particularly with the authoritarian side that doesn’t feature him usually. Pierre Niney is simply outstanding. He is totally the designer with the phrasing and the unique voice.

2 / Yves Saint Laurent revolutionized fashion and especially feminine silhouette. This is an opportunity to delve into this world apart, to redisplay the collections and in particular the one from 1966 when women wore the famous tuxedo; thus upsetting the codes and making this man clothing a symbol of emancipation for women. The famous photo of Yves St Laurent tuxedo by Helmut Newton has even become a high fashion image of the twentieth century.

C’est donc naturellement qu’à la sortie du cinéma, l’envie d’adopter le look de ces silhouettes androgynes et pourtant si sexy démange. Reprendre les classiques du vestiaire masculin est toujours aussi tendance. D’ailleurs, la marque The Kooples a basé son concept sur ce phénomène : les vêtements sont mixtes, fait pour habiller le couple. Pour une sortie chic, pour se sentir comme la femme libérée des diktats imaginée d’abord par Yves St Laurent, c’est chez cette marque que j’ai choisi un smoking et il porte bien son nom : l’intemporel. A marier avec un t-shirt blanc voire même une cravate fine pour vraiment brouiller les pistes ou avec un body en dentelle ou un top lamé comme Kate Moss pour un coté plus féminin et plus soir. Et évidemment, talons obligatoires, quand même !

It is therefore natural, after the movie, to feel the desire to adopt the look of these androgynous but yet so sexy silhouettes.  To use classic menswear is still trendy. Moreover, the Kooples brand based his concept on this phenomenon: the clothes are mixed, made to dress up the couple. For a chic event, to feel like the liberated woman imagined by Yves St Laurent, I choose a tuxedo from this brand and it is aptly named: the timeless. Wear it with a white shirt and even a thin tie or with a lace body or blade top like Kate Moss for a more feminine and night side. And of course, heels are mandatory!

YSL le film Helmut Newton

Veste, et pantalon THE KOOPLES, Body Wolford à shopper ici.
THE KOOPLES jacket and trousers, Body Wolford, to be bought here.

Écrit par Marie-Emilie Michel / Written by Marie-Emilie Michel